Après Kalemie et Kolwezi, la commune urbano-rurale de Fungurume, dans le Lualaba, est secouée par des rumeurs de disparitions mystérieuses d’organes génitaux masculins après de simples contacts physiques.
Ces allégations, largement relayées sur les réseaux sociaux sans preuve, ont provoqué panique et marches spontanées, tandis qu’un climat de suspicion s’est installé dans plusieurs quartiers.
La situation a dégénéré : plusieurs personnes accusées à tort ont été victimes de justice populaire, certaines battues à mort ou brûlées vives.
À ce jour, au moins deux cas ont été enregistrés. Face à cette escalade, la bourgmestre a.i., Aline Makano Tshilombo, a déclaré :
« Toute personne ou tout groupe d’individus qui se rendrait coupable de tels agissements s’exposera à des poursuites judiciaires conformément à la loi. »
Elle a ajouté :
« Les contrevenants répondront personnellement de leurs actes devant les juridictions compétentes. »
L’autorité communale a également exhorté la population au calme et à la retenue :
« Nous exhortons la population au calme, à la retenue et au sens de responsabilités, et l’invitons à faire confiance aux services habilités pour toute enquête ou procédure légale. »
Aline Makano Tshilombo a par ailleurs instruit les services de sécurité de demeurer en vigilance accrue pour assurer l’application stricte de son communiqué.
Clôturant son message par un appel à l’unité, elle a rappelé :
« La paix, la sécurité et le vivre-ensemble doivent demeurer les fondements inaltérables de notre commune. Tous ensemble, disons non à la justice populaire dans la commune de Fungurume. »
Dans un contexte de circulation rapide d’informations non vérifiées, les autorités appellent à la responsabilité collective pour éviter de nouveaux drames humains.

