La situation humanitaire des déplacés en province de l’Ituri reste critique. Ce lundi 2 mars 2026, Olivier Bavi Karba, président de l’Association des déplacés de l’Ituri, a lancé un cri d’alarme sur les conditions de vie jugées inhumaines dans un site abandonné depuis neuf mois. Selon lui, l’absence d’eau potable constitue l’urgence majeure.
« Il n’y a pas d’eau potable. Les déplacés consomment de l’eau impropre, celle qu’ils utilisent aussi pour le ménage », a-t-il déclaré, soulignant les risques sanitaires pour des familles déjà fragilisées par des mois de précarité.
À cette pénurie d’eau s’ajoute un manque criant de vivres, plongeant les habitants dans une insécurité alimentaire extrême. Olivier Bavi Karba affirme que cette situation a déjà causé des morts, citant le décès récent d’un homme âgé, resté quatorze jours sans manger.
« C’était une personne vulnérable, qui méritait d’être prise en charge. Il est mort suite à la famine », a-t-il témoigné, dénonçant l’indifférence qui entoure le sort des déplacés.
Pour le président de l’association, l’urgence est double : rétablir l’accès régulier à l’eau potable et fournir une assistance alimentaire immédiate. Il appelle les autorités et les partenaires humanitaires à intervenir sans délai.
« L’homme ne peut pas vivre sans manger », a-t-il insisté, plaidant pour une réponse rapide et coordonnée en faveur des populations vulnérables.

