Téhéran a confirmé dimanche 1er mars la mort de son guide suprême, Ali Khamenei, tué lors d’une opération militaire menée conjointement par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Annoncée la veille par le président américain Donald Trump, la mort du dirigeant iranien a été officialisée par la télévision d’État iranienne dans la nuit de samedi à dimanche.
Les Gardiens de la Révolution ont immédiatement promis « un châtiment sévère » aux responsables de l’attaque.
Selon les médias officiels, la transition du pouvoir sera provisoirement assurée par un triumvirat composé du président iranien Masoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï et d’un membre du Conseil des gardiens de la Constitution.
Sur le réseau X, Reza Pahlavi, fils du dernier chah d’Iran, a estimé qu’« avec sa mort, la République islamique a effectivement pris fin et sera bientôt renvoyée dans les poubelles de l’Histoire ».
La disparition d’Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989, ouvre une période d’incertitude pour l’Iran. En tant que Guide suprême, il détenait l’essentiel des leviers institutionnels, militaires et stratégiques du pays, notamment la décision finale sur le programme nucléaire.
Né le 19 avril 1939 à Mashhad, dans le nord-est du pays, Ali Khamenei avait succédé en 1989 à l’ayatollah Ruhollah Khomeini, fondateur de la République islamique. D’origine religieuse modeste, il s’était imposé progressivement comme l’autorité politique et spirituelle centrale du régime.
Dans la foulée des frappes, l’Iran a annoncé avoir lancé des représailles visant Israël ainsi que « plusieurs pays arabes », sans plus de précisions. La communauté internationale redoute désormais une escalade régionale au Moyen-Orient.

