À Kinshasa, des conducteurs de motos-taxis, appelés « Wewa », dénoncent des tracasseries policières malgré la suspension des opérations de contrôle et de numérotation des motos dans les 24 communes de la capitale.
Ces protestations font suite à une opération d’identification lancée puis suspendue par les autorités urbaines. Le gouvernement provincial avait précisé que ces contrôles visaient uniquement à réguler la circulation et « ne constituent aucune mesure discriminatoire ».
Malgré cette suspension, plusieurs motocyclistes affirment continuer à subir interpellations et amendes jugées injustifiées. « Nous avons tous les documents exigés par l’État, mais les policiers, agents provinciaux et certains militaires continuent de nous tracasser », déplore un conducteur de Matete.
Les conducteurs, en règle, réclament le respect de leur droit de circuler librement et dénoncent des pratiques qui réduisent leurs revenus dans un contexte socio-économique déjà difficile. Ils appellent à l’implication du gouverneur et du chef de l’État pour mettre fin à ces abus et assurer l’application effective des mesures annoncées.

