L’opposant congolais Martin Fayulu a appelé à la tenue d’un dialogue national « inclusif, sincère et représentatif » pour faire face aux crises sécuritaires et politiques que traverse la République Démocratique du Congo.
« Face à la souffrance, aux défis sécuritaires persistants, aux tensions politiques, aux fractures sociales et aux aspirations légitimes de notre peuple, une conviction s’impose : seul un dialogue national inclusif sincère et représentatif peut consolider la cohésion nationale et ouvrir la voie à une paix durable », a-t-il déclaré.
Pour Fayulu, le dialogue « ne doit pas être réservé à quelques acteurs politiques réunis autour d’une table, mais constituer un véritable dialogue national, où chaque composante de notre société trouve sa place et fait entendre sa voix ».
Il a souligné que « l’inclusivité n’est pas un slogan. C’est un principe fondamental » et averti que « ignorer certaines voix, c’est affaiblir la légitimité du processus tout entier ».
L’opposant a insisté sur l’implication de « partis politiques de la mouvance comme de l’opposition, société civile, mouvements citoyens, confessions religieuses, autorités traditionnelles, femmes, jeunes, personnes vivant avec handicap, déplacés internes, diaspora et groupes armés ».
Parmi les priorités à aborder :
« la souveraineté de la RDC, les réformes de l’armée et des services de sécurité, la gouvernance éthique et la lutte contre la corruption », « la justice et les droits humains », ainsi que « les réformes électorales pour garantir la transparence et la crédibilité des élections de 2028 ».
« Le dialogue doit être un instrument de résolution des conflits, et non un simple exercice politique », a-t-il ajouté, précisant que « l’inclusivité ne signifie pas l’unanimité » mais suppose d’« organiser les divergences dans un cadre pacifique et constructif ».
Martin Fayulu a enfin salué le rôle du président angolais João Lourenço, qui a accepté de parrainer l’initiative. « Nous avons l’honneur et le privilège que Son Excellence le Président João Lourenço ait bien voulu accepter de parrainer ce dialogue. Il nous appartient désormais de saisir pleinement cette précieuse opportunité », a-t-il conclu.

