Le caucus des députés nationaux de la province de Lomami a dressé un état des lieux préoccupant de la situation des infrastructures dans cette entité, lors d’une rencontre à Kinshasa avec la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Selon ces élus, la province fait face à un important déficit en infrastructures de base. Ils évoquent notamment l’absence de routes asphaltées, la difficulté d’accès à plusieurs territoires (au nombre de cinq), ainsi que la présence de ravins affectant la circulation et l’aménagement urbain.
Le chef-lieu provincial, Kamina, est également cité parmi les zones enclavées. D’après le caucus, la ville n’est accessible qu’après une traversée en bac, ce qui complique les déplacements des personnes et des biens.
Le président du caucus, Augustin Mulumba Kanza, attribue cette situation aux conséquences du découpage territorial intervenu en 2015.
Les députés estiment que la répartition des infrastructures et du patrimoine public aurait été déséquilibrée à la suite de cette réforme, affirmant que plusieurs actifs seraient restés dans la province du Kasaï Oriental.
Face à ce constat, les élus plaident pour la construction de routes, la réhabilitation des axes jugés prioritaires, le désenclavement de la province et le renforcement des capacités administratives. Ils appellent également à des mesures visant à améliorer l’accès aux services de base et à réduire les disparités territoriales.
Issue du démembrement de l’ancienne province du Katanga, conformément à la Constitution de 2006 de la RDC qui prévoyait le découpage du pays en 26 provinces, le Haut-Lomami a commencé à fonctionner effectivement comme province en juin 2015.
Il a pour chef-lieu Kamina, ville ferroviaire et militaire importante, et compte cinq territoires : Bukama, Kamina, Kaniama, Malemba-Nkulu et Kabongo.

