Des affrontements violents ont été enregistrés ce mardi 17 février 2026 dans les territoires de Fizi et d’Uvira, au Sud-Kivu.
Ces combats opposent les Twirwaneho, alliés à l’AFC/M23, aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par l’armée burundaise et des miliciens Wazalendo.
Selon des sources concordantes, les premiers combats ont éclaté dans la matinée à Kidote et Irambo, dans le groupement de Lemera, chefferie des Bafuliiru en territoire d’Uvira.
Des armes lourdes et légères ont été entendues dans la zone, selon une source sécuritaire. Un calme précaire est revenu en début d’après-midi, d’après une source de la société civile. Aucune avancée n’a été signalée.
D’autres affrontements ont également eu lieu dans le territoire de Fizi, sur les hauts plateaux de Minembwe. Une source administrative indique que les combats se sont étendus jusqu’au Point Zéro.
Ces violences interviennent alors que l’Angola, qui tente de jouer un rôle de médiateur dans la crise de l’est de la RDC, a annoncé un cessez-le-feu devant entrer en vigueur ce mercredi 18 février 2026. Kinshasa, qui a récemment lancé des offensives sur les hauts plateaux de Minembwe, a déclaré accepter cette trêve.
Benjamin Mbonimpa, secrétaire exécutif de l’AFC/M23, a déclaré que le mouvement n’est pas informé du cessez-le-feu annoncé par l’Angola. Il a affirmé que l’AFC/M23 reste attaché au processus de Doha. Mardi L’AFCM23 a accusé le regime de Kinshasa d’avoir attaqué plusieurs de ses positions au Nord et Sud-Kivu.
Dans un communiqué, l’AFC/M23 « déplore les manœuvres dilatoires et les tentatives de manipulation du régime de Kinshasa consistant à multiplier des cadres et fora parallèles, dans le but manifeste de contourner les mécanismes déjà convenus et de retarder la recherche d’une solution durable ».

