Face à la dégradation de la situation sécuritaire dans le territoire de Djugu, le député provincial Floribert Byaruhanga tire la sonnette d’alarme et dénonce de graves violations visant les civils dans plusieurs zones minières.
Devant la presse ce mardi 17 février 2026, il évoque des arrestations extrajudiciaires, des découvertes répétées de corps sans vie, des cas de viol et des pillages à Mabanga, Dego, Berunda, Viro et dans la région de Bule.
Il signale également la profanation récente d’une paroisse catholique, illustrant l’ampleur de la détérioration sécuritaire.
Le député indique avoir partagé ces informations avec la section des affaires politiques de MONUSCO à Bunia et entretenu des contacts avec les autorités militaires pour encourager des mesures préventives.
Selon lui, la société civile, les chefs coutumiers et certains élus subissent des intimidations lorsqu’ils dénoncent ces exactions.
Malgré ces menaces, il refuse « un silence coupable » face aux souffrances des habitants.
Il appelle les organisations nationales et internationales des droits humains à ouvrir des enquêtes indépendantes, exhorte les belligérants à déposer les armes pour faciliter un couloir humanitaire et plaide pour un dialogue entre le gouvernement congolais et la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) en vue d’un cessez-le-feu.
Enfin, il recommande aux forces armées de renforcer la collaboration avec la population, estimant qu’une armée proche des civils est essentielle pour stabiliser durablement le territoire de Djugu.

