À Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu sous le régime deKinshasa, les services provinciaux de l’environnement, du développement durable et de la nouvelle économie du climat sont au centre de graves dénonciations des habitants et des agents du bureau urbain de l’environnement.
Ces accusations refont surface après celles de novembre dernier. Plusieurs commerçants accusent les agents d’exercer des pressions sur les opérateurs économiques.
Ils dénoncent également la marginalisation du bureau urbain et des recrutements jugés irréguliers, malgré l’interdiction formelle du ministère de la Fonction publique du 28 décembre 2022.
« On ne comprend plus actuellement ce qu’on paie. Chaque semaine il y a un nouvel agent de l’environnement qui passe pour recouvrer », dénonce un commerçant, sous couvert d’anonymat.
Alors que la région reste fragile sur le plan sécuritaire, les agents imposeraient des perceptions excessives sans quittance ni explications claires, ciblant principalement les opérateurs économiques locaux, ajoutent nos sources.

Outre les plaintes sur la surtaxation, le personnel urbain de l’environnement indique qu’un malaise interne s’installe, créant confusion administrative et vives tensions au sein des services.
« Depuis l’installation de la coordination provinciale ici, elle fait tout. Le bureau urbain n’est presque plus considéré. Même ce qui revient à la gestion du bureau de Beni est confisqué », affirme un haut cadre urbain, sous couvert d’anonymat.
Sur les lettres de mise en service signées par le coordinateur en novembre 2025, quelques nouveaux noms ont été ajoutés, indique notre source.
Ces engagements irréguliers, sans rémunération officielle, seraient à la base des frustrations, de la précarité et de pratiques illégales au sein du service.
Accusations rejetées par la coordination provinciale. Depuis novembre, le coordonnateur provincial de l’environnement, Tchalunda Olomwenye Jean de Dieu, a catégoriquement rejeté ces allégations.
« Nous ne sommes pas autorisé à engager et nous ne l’avons pas fait, car il y a une restriction interdisant le recrutement des nouvelles unités », a-t-il déclaré.

