Le mouvement politico-militaire AFC/M23 affirme ne pas avoir été associé à l’initiative de cessez-le-feu proposée par l’Angola. L’AFC/M23 réitère son engagement envers le processus de paix engagé à Doha.
Dans une déclaration faite à Goma après une rencontre avec Vivian Van de Perre, cheffe de la Monusco, le mouvement indique ne pas avoir été informé du contenu des discussions menées à Luanda.
« Nous ne sommes pas informés de ce qui a été décrété par l’Angola. Nous respectons tout ce qui se fait à Doha et assumons notre responsabilité sur le processus de Doha. Ce qui se passe en Angola, nous n’avons pas été invités et ne connaissons pas le contenu des échanges », a déclaré Benjamin Mbonimpa, secrétaire permanent de l’AFC/M23.
L’AFC/M23 affirme toutefois avoir toujours respecté le cessez-le-feu plusieurs fois signé unilatéralement à Doha. Le mouvement accuse le gouvernement congolais de violations répétées du cessez-le-feu.
« Même ce matin, Kinshasa a violé le cessez-le-feu et nous l’avons signalé à la MONUSCO afin qu’elle joue ses bons offices », ajoute le secrétaire exécutif permanent de l’AFC/M23.
Cette réaction intervient alors que l’Angola a proposé un cessez-le-feu devant entrer en vigueur à partir du 18 février.
Sur le terrain, la situation demeure fragile, malgré les efforts diplomatiques et le déploiement annoncé de mécanismes de surveillance. Des combats ont été signalés ce vendredi 13 février 2026 dans les hauts plateaux de Minembwe, où l’armée congolaise est accusée d’avoir lancé une offensive dans plusieurs agglomérations de cette partie de Fizi.

