La République d’Afrique du Sud va retirer ses contingents encore déployés au sein de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), a annoncé la mission onusienne dans un communiqué publié dimanche à Kinshasa.
Selon la MONUSCO, cette décision lui a été notifiée par le Secrétariat de l’ONU et entraînera une reconfiguration des effectifs de la force de maintien de la paix présente en RDC depuis plus de vingt ans.
Dans sa réaction, la mission exprime « sa profonde gratitude au gouvernement et au peuple de la République d’Afrique du Sud pour leur engagement constant, depuis plusieurs décennies, en faveur des opérations de maintien de la paix des Nations unies ».
Elle salue également « le dévouement dont ont fait preuve les Casques bleus sud-africains dans l’exécution du mandat de la Mission », tout en rendant hommage aux soldats tombés sur le terrain.
La MONUSCO souligne en effet qu’elle « rend également hommage aux Casques bleus sud-africains tombés sous le drapeau des Nations unies au service de la paix en République démocratique du Congo, et salue leur sacrifice ».

Malgré ce retrait, la mission affirme vouloir maintenir ses relations avec Pretoria, indiquant qu’elle « se réjouit de poursuivre le dialogue avec la République d’Afrique du Sud sur les questions plus larges relatives au maintien de la paix, notamment le partage des enseignements tirés et le soutien continu aux efforts visant à promouvoir la paix et la stabilité ».
Concernant la transition, l’ONU assure qu’elle « travaillera en étroite coordination avec le Secrétariat de l’ONU et les parties prenantes concernées afin que toute transition liée à cette décision soit gérée de manière sûre, ordonnée et responsable, conformément aux normes des Nations unies et aux exigences opérationnelles ».
Ce retrait intervient près de deux mois après le renouvellement du mandat de la MONUSCO.
Il modifie la configuration de la mission à un moment où la situation sécuritaire demeure fragile dans l’est de la RDC, soulevant des interrogations sur l’avenir et l’efficacité du dispositif de stabilisation.

