Les sénateurs Jim Risch (R-Idaho) et Jeanne Shaheen (D-New Hampshire), respectivement président et membre le plus ancien du Comité des affaires étrangères du Sénat américain, ont rencontré le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, lors de sa visite aux États-Unis.
Au cours de ces échanges, le président de la commission des affaires étrangères a indiqué avoir appelé le chef de l’État congolais à prendre des mesures concrètes contre les FDLR et les milices Wazalendo.
« Nous avons eu le plaisir d’accueillir aujourd’hui le président Félix Tshisekedi au Capitole des États-Unis pour discuter des Accords de Washington pour la paix et la prospérité, ainsi que de l’avenir des relations bilatérales entre les États-Unis et la RDC. Les États-Unis sont prêts à renforcer leur soutien à la RDC et ce consensus bipartisan doit se traduire par des efforts concrets de la part de toutes les parties pour respecter leurs engagements au titre des Accords.
Comme nous l’avons déjà indiqué, les États-Unis doivent également prendre des mesures contre ceux qui ont déjà manqué à leurs engagements afin de dissuader toute nouvelle violation », a indiqué le président de la commission des affaires étrangères du Sénat américain.
« Lors de notre rencontre avec le président Tshisekedi, nous avons discuté de l’importance de notre partenariat sur les minéraux critiques et de la poursuite des investissements dans la revitalisation du corridor de Lobito afin de favoriser une croissance économique mutuelle, le commerce régional et une coopération à long terme entre les États-Unis et l’Afrique », a-t-il ajouté.

La commission des affaires étrangères du Sénat américain affirme également avoir abordé la question du M23 et du Rwanda avec le président Tshisekedi.
« Afin de garantir une stabilité durable, la RDC doit contribuer à la désescalade du conflit en prenant des mesures décisives contre les FDLR et les milices violentes de Wazalendo qui s’en prennent aux populations locales. Nous espérons qu’à la suite de cette visite, la RDC s’engagera de nouveau dans un dialogue national crédible sur les solutions militaires, afin que Kinshasa puisse instaurer la cohésion politique nécessaire à l’unification du pays et consolider l’avenir de notre partenariat bilatéral », a renchéri la commission du Sénat américain aux affaires étrangères.
Début décembre 2025, le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais ont paraphé un accord qualifié d’historique par le président américain Donald Trump. Malgré les efforts diplomatiques, y compris à Doha, des tensions restent palpables dans l’est du pays, où des combats ont été signalés ces derniers jours.

