Le centre commercial de Bule, situé à près de 92 kilomètres au nord-est de la ville de Bunia, dans la chefferie de Bahema Badjere, territoire de Djugu, est une nouvelle fois secoué par une situation sécuritaire préoccupante.
Depuis la matinée de ce mercredi 4 février 2026, des affrontements armés y ont été signalés, plongeant la population dans la peur et l’incertitude.
Selon des sources concordantes, ces combats opposeraient les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux combattants de la Convention pour la Révolution populaire (CRP), un groupe armé affilié à Thomas Lubanga.
Les mêmes sources indiquent que des tirs nourris étaient encore entendus en début d’après-midi dans presque toute l’agglomération de Bule, entraînant la paralysie des activités socio-économiques et de nouveaux déplacements de civils vers des zones jugées plus sûres.

Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités militaires pour confirmer ou infirmer ces informations.
La reprise des affrontements intervient dans un contexte pourtant marqué par des initiatives récentes de stabilisation.
La semaine dernière, le centre de Bule avait accueilli une délégation de haut niveau conduite par le général-major Antoine Mushimba David, commandant de la 32ᵉ région militaire, accompagné du coordonnateur provincial de la RAD-Ituri ainsi que des représentants de la MONUSCO.
Arrivée d’abord à Bayo, où elle avait été reçue dans les installations de la mission onusienne, la délégation s’était ensuite rendue à Bule-centre, au bureau administratif de la chefferie des Bahema Badjere, pour une rencontre d’échanges avec les notables locaux.
Cette mission s’inscrivait dans le cadre des efforts de dialogue, de pacification et de stabilisation de cette zone longtemps affectée par l’insécurité.
La résurgence des combats suscite aujourd’hui de vives inquiétudes au sein de la population, qui craint une détérioration durable de la situation sécuritaire, malgré les engagements pris lors des récentes concertations.

