L’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) dénonce de violences massives et ciblées contre les civils Banyamulenge dans la région de Minembwe et les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, à l’est de la RDC, dans un communiqué publié le 2 février 2026.
Selon le mouvement, ces exactions ont suivi le retrait de ses forces d’Uvira, entraînant une militarisation accrue des Hauts Plateaux par les forces gouvernementales et leurs alliés.
L’AFC/M23 signale des attaques ciblées à Rwitsankuku, Point Zéro, Mulima Kananda, Fizi et Baraka, impliquant unités spéciales burundaises et congolaises, drones de combat et engins explosifs dans des zones densément peuplées.
Le mouvement affirme que les attaques se poursuivaient au matin du 2 février.
Le bilan humain et matériel reste difficile à établir, aggravé par la coupure d’Internet et les déplacements massifs de civils fuyant dans les forêts. Des attaques antérieures ont touché Mukoko, Gakenke, Rugezi et Biziba depuis le 22 janvier.
L’AFC/M23 relève un usage intensif de drones, avec un déploiement quotidien entre le 29 janvier et le 1ᵉʳ février, provoquant des pertes civiles, notamment parmi femmes et enfants, et des dégâts sur habitations, des églises et écoles.
Le mouvement estime que ces événements violent le cessez-le-feu conclu avec le gouvernement congolais et évoque une « menace réelle et imminente de génocide » contre les Banyamulenge.
Il appelle la communauté internationale à intervenir pour mettre fin à ces violences et permettre le retour de la paix et de la liberté de circulation.
Depuis le retrait de l’AFC/M23 d’Uvira, les affrontements ont repris sur plusieurs fronts du Sud-Kivu, y compris dans la plaine de la Ruzizi.

