Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les miliciens Wazalendo et des unités burundaises, ont repris le contrôle de plusieurs positions stratégiques dans l’est du pays, au terme d’affrontements intenses avec les combattants Twirwaneho alliés à l’AFC/M23.
Selon des sources concordantes contactées par Kivu Morning Post, les combats ont éclaté dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, aux environs de minuit, au Point Zéro, dans le territoire de Mwenga (groupement Bashimukinji 1er), ainsi qu’à Bikyaka, en territoire de Fizi (groupement Balala-Nord).
Les forces loyalistes, soutenues par les Wazalendo, ont réussi à repousser les combattants de l’AFC/M23 jusqu’à l’entrée du village de Tuwetuwe.
Jeudi 29 janvier, l’armée congolaise et ses alliés ont confirmé la reprise de la localité stratégique de Point Zéro, à l’issue de violents combats.
Toutefois, les affrontements se sont poursuivis le même jour dans plusieurs villages de la chaîne des Mitumba, affectant à la fois les territoires de Fizi et une partie de Mwenga.
Parallèlement aux combats, un drame est survenu dans la plaine de la Ruzizi. Une explosion de grenade a frappé le marché de Sange, jeudi 29 janvier à 18h40. Le bilan provisoire fait état de quatre morts et onze blessés, selon un infirmier de l’Hôpital général de référence de Ruzizi.
Face à l’afflux de blessés, les autorités sanitaires ont lancé un appel urgent aux dons de sang, exhortant particulièrement les habitants de Sange à se mobiliser.
Depuis le 28 janvier, les FARDC, soutenues par leurs alliés burundais et les Wazalendo, ont intensifié leurs offensives contre l’AFC/M23 dans la plaine de la Ruzizi, notamment dans les zones de Kahamba et Runingu, en territoire d’Uvira.
Ces développements interviennent malgré l’annonce d’un cessez-le-feu unilatéral par l’AFC/M23 et les efforts diplomatiques en cours, menés notamment à Doha et Washington.
Sur le terrain, la situation demeure cependant extrêmement tendue dans l’est de la RDC, en particulier dans la plaine de la Ruzizi, les moyens et les hauts plateaux du Sud-Kivu, où la perspective d’un apaisement durable reste incertaine.

