La situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs a été au centre des discussions des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, le jeudi.
Sous l’impulsion de la Belgique, le dossier congolais a été inscrit à l’agenda, marquant une nouvelle prise de conscience au sein des institutions européennes.
Lors de la réunion, une demi-douzaine de pays membres ont plaidé pour une action plus décisive de l’Europe afin de soutenir le retour de la paix.
Les participants ont écarté l’idée de sanctions mais ont souligné qu’ils surveillaient de près l’évolution sur le terrain.
« La Belgique est sensible au drame qui se déroule en RDC. Nous avons salué les initiatives de médiation politique à Washington et à Doha, mais sur le terrain, la situation est pire que jamais et extrêmement préoccupante sur le plan humanitaire », a déclaré Maxime Prévôt, ministre belge des Affaires étrangères.
Il a rappelé la nécessité de soutenir le processus politique tout en exigeant des actions concrètes : « Nous devons plaider pour le retrait des troupes du M23 et du Rwanda et veiller à ce que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC soient préservées. L’urgence, pour le moment, est à l’action européenne pour résoudre la crise humanitaire. »
Le ministre a également insisté sur l’importance de réactiver l’aéroport de Goma pour permettre la livraison massive de l’aide humanitaire, affirmant qu’« il n’y a aucun doute sur le fait qu’il ne sera pas utilisé à des fins militaires ».

