Depuis janvier 2026, une cinquantaine de civils ont été tués par les terroristes de l’ADF, avec des maisons incendiées dans la chefferie des Baswagha et le secteur des Bapere, en territoire de Lubero, causant le déplacement massif de milliers d’habitants, selon le comité local de protection communautaire.
Le député provincial élu du territoire de Beni, Katembo Mafungula Christian, dénonce la persistance de l’insécurité dans la chefferie des Baswagha, à Lubero, impactant désormais les Bashu, en territoire de Beni, au Nord-Kivu.
Cet élu se dit indigné par cette situation et appelle les autorités nationales et provinciales à une intervention urgente et sans délai. Sans dresser de bilan, il évoque la récente attaque survenue à Musenge, dans la nuit de samedi à dimanche, au cours de laquelle des civils ont été tués et des maisons incendiées.
« Christian Mafungula s’est dit ne pas comprendre ces incursions répétitives à Lubero, sans aucune intervention rapide des FARDC opérant avec l’UPDF », rapporte la cellule de communication du député.

L’élu lance une interpellation ferme au gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Somo Kakule Evariste, afin qu’il assume pleinement ses responsabilités, et appelle les services de sécurité provinciaux à tout mettre en œuvre pour stopper ces massacres.
« Il est inadmissible que l’ADF circule dans une entité sans être inquiétée par nos forces de sécurité. Cette indignation se manifeste après sa descente à Musenge », ajoute-t-il.
La semaine dernière, au moins cinq structures sanitaires dans la zone de santé de Biena et dix-sept institutions scolaires (primaire et secondaire) ont suspendu leurs activités dans le groupement Mwenye, à Lubero, à la suite des attaques récurrentes et meurtrières perpétrées par les rebelles de l’ADF-MTM.

