Vendredi soir à Bruxelles, les opposants congolais Seth Kikuni et Claudel Lubaya ont été la cible d’une intimidation manifeste alors qu’ils se trouvaient dans un restaurant ouvert au public.
La scène, filmée et largement relayée sur les réseaux sociaux, a été consultée par notre rédaction.
Les images montrent l’irruption soudaine d’un groupe d’individus dans l’établissement, suivie d’une altercation verbale d’une rare agressivité.
Les échanges, particulièrement tendus, sont ponctués de propos menaçants et de gestes jugés intimidants, contraignant le personnel du restaurant à intervenir afin d’éviter une escalade.
Sur la séquence, Seth Kikuni et Claudel Lubaya apparaissent filmés sans leur consentement, encerclés par des individus manifestement hostiles.

Si aucune violence physique directe n’est visible, le climat d’intimidation est suffisamment marqué pour mettre brutalement fin à leur moment de convivialité et soulever de sérieuses interrogations quant à leur sécurité.
Plus troublant encore, l’un des individus impliqués est présenté, selon des informations recueillies sur place, comme un membre présumé de la sécurité présidentielle congolaise. Une affirmation qui n’a, à ce stade, fait l’objet d’aucune confirmation officielle, mais qui alimente les soupçons de harcèlement ciblé à l’encontre de figures de l’opposition, y compris hors des frontières nationales.
Ancien candidat à l’élection présidentielle en République démocratique du Congo, Seth Kikuni vit aujourd’hui en exil, à l’instar de plusieurs opposants congolais.
Sa présence à Bruxelles, tout comme celle de Claudel Lubaya, s’inscrit dans un contexte plus large de pressions politiques persistantes, où l’exil ne semble plus garantir ni la sécurité ni la liberté d’expression.

