Au moins 54 personnes ont été tuées dans les attaques des terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF-MTM) depuis janvier 2026, dans la chefferie des Baswagha et le secteur des Bapere, dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu.
Ce bilan provisoire a été dressé ce jeudi par le Comité local de protection communautaire (CLPC), qui exprime son inquiétude face à ces tueries, en dépit des opérations militaires menées dans la zone.
« Comment comprendre que les ADF tuent ainsi les civils : 33 morts à Baswagha et 21 civils dans le secteur des Bapere depuis janvier 2026 ? », s’interroge Vianney Kitsamba, président de cette structure citoyenne.

Selon cette structure, ce bilan traduit l’abandon de la population. Plusieurs habitants ont fui leurs villages vers des endroits supposés sécurisés.
« Nous sommes une population exposée, abandonnée. Les mouvements de population sont signalés partout. Plusieurs habitants vivent sans assistance dans les zones d’accueil », déplore-t-il.
Au moins 21 villages se sont déjà vidés de leurs habitants depuis janvier, notamment dans les groupements Baredje, Mwenye, Manzia, Bapakombe, entre autres.
Tout en dénonçant l’inefficacité des opérations conjointes FARDC-UPDF, le Comité local de protection communautaire demande l’implication de Kinshasa pour rétablir la sécurité et la paix dans le territoire de Lubero en particulier, et dans tout l’est de la RDC en général.

