Les installations de l’antenne de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à Uvira, dans le Sud-Kivu, ont été pillées, privant l’institution de matériels électoraux essentiels et fragilisant le processus démocratique, a alerté la CENI mardi 20 janvier.
« URGENT | Nous informons l’opinion qu’un acte de vandalisme a visé notre antenne à Uvira. Matériels électoraux essentiels ont été pillés et détruits. Ces attaques fragilisent le processus démocratique et alourdissent le coût des élections », a dénoncé l’organe électoral. Selon des témoins, ces actes de vandalisme s’inscrivent dans un contexte de violences post-conflit.
À Uvira, plusieurs bureaux, habitations et églises, principalement de la communauté banyamulenge, ont été saccagés dès l’entrée des Wazalendo dans la ville le 18 janvier, après le retrait des éléments de l’AFC-M23 dans le cadre d’un cessez-le-feu unilatéral.
« Même les maisons que les Banyamulenge occupaient à titre locatif pour leurs organisations ont été détruites. Partout où ils habitaient ainsi que leurs églises ont été pillées. Ce n’est pas seulement les Banyamulenge qui ont été victimes : les bureaux de la CENI et certaines boutiques ont également été vandalisés », a témoigné un habitant.
Face à cette situation, les autorités de l’AFC-M23 dénoncent des pillages systématiques, la propagation de discours de haine et le ciblage ethnique des Banyamulenge. Selon elles, les destructions de maisons, commerces et lieux de culte seraient attribués aux FARDC et aux Wazalendo.
De son côté, le gouvernement congolais condamne la déportation de membres de cette communauté et appelle à la cohabitation pacifique entre toutes les populations de la région.

