Kinshasa est de nouveau secouée par une crise politique majeure après l’enlèvement dans la nuit du 18 au 19 janvier 2026 d’Aubin Minaku Ndjalandjoko, ancien président de l’Assemblée nationale et vice-président du PPRD.
Selon plusieurs sources locales et le mouvement Sauvons la RDC, M. Minaku a été intercepté à son domicile par des hommes lourdement armés, sous les yeux de son épouse, pour une destination encore inconnue.
Dans un communiqué, le mouvement Sauvons la RDC dénonce « une sanction politique arbitraire infligée à une figure emblématique de l’Opposition » et appelle à la mobilisation internationale :
« Ce nouvel enlèvement d’un haut dignitaire de l’Opposition politique apporte une preuve supplémentaire, s’il en était besoin, que le Congo est désormais un espace de non-droit, où l’arbitraire est érigé en règle et où toutes les institutions étatiques sont confisquées et mises au service d’un despote qui se croit tout permis », a déclaré le mouvement.
Pour les responsables de Sauvons la RDC, cet acte illustre une dérive autoritaire qui réduit la liberté politique à « une faveur octroyée au gré du bon vouloir du pouvoir personnel » et vise toute personnalité refusant l’allégeance au régime actuel.
« Rien ne fera fléchir notre détermination à combattre la tyrannie. Cette dernière doit être vaincue, et elle le sera », affirment les signataires du communiqué, appelant à la libération immédiate et sans condition d’Aubin Minaku.
Le mouvement exhorte également les partenaires internationaux et les organisations de défense des droits humains à s’associer à la lutte pour le rétablissement de l’État de droit et des principes démocratiques en RDC.
Ce nouvel incident s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes à Kinshasa, où des arrestations ciblées de figures proches de l’ancien président Joseph Kabila ont déjà marqué les dernières semaines.

