L’Union africaine (UA) a présenté une architecture de médiation centralisée pour le processus de paix dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), visant à coordonner l’action des acteurs régionaux et internationaux autour d’un pilotage politique unique.
Selon le communiqué officiel de l’UA, cette initiative est dirigée par le Médiateur de l’Union africaine, S.E. Faure Gnassingbé, président du Togo, et soutenue par une équipe de médiation renforcée issue du ministère des Affaires étrangères et de l’unité présidentielle togolaise.
Chaque domaine clé du processus de paix est désormais pris en charge par un haut responsable africain :
Questions militaires et de sécurité : S.E. Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria.
Questions humanitaires : S.E. Sahle-Work Zewde, présidente de l’Éthiopie.
Dialogue avec les groupes armés locaux : S.E. Uhuru Kenyatta, ancien président du Kenya.
Coopération économique régionale : S.E. Dr. Mokgweetsi Masisi, président du Botswana.
Société civile, réconciliation et femmes : S.E. Cathrine Samba-Panza, ancienne présidente de la République centrafricaine.
L’Union africaine a également créé un Secrétariat conjoint indépendant, associant le Togo, la Commission de l’UA, la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (ICGLR), pour assurer la coordination opérationnelle et stratégique du processus.
L’UA a intégré une coordination des partenaires internationaux, impliquant l’ONU, l’Union européenne, le Qatar, les États-Unis et les membres permanents du Conseil de sécurité, afin d’harmoniser l’appui politique, financier et logistique à la médiation.

