À l’initiative de Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil de la République togolaise et Médiateur de l’Union africaine pour le conflit à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), une réunion de haut niveau s’est tenue vendredi 17 janvier à Lomé afin de renforcer la cohérence et la consolidation du processus de paix dans la région des Grands Lacs.
Présidée par le chef de l’État togolais, la rencontre a réuni d’éminentes personnalités africaines, membres du Panel des Facilitateurs, parmi lesquelles les anciens présidents Olusegun Obasanjo (Nigeria), Uhuru Kenyatta (Kenya), Catherine Samba-Panza (République centrafricaine), Mokgweetsi Masisi (Botswana) et Sahle-Work Zewde (Éthiopie).
Des ministres des Affaires étrangères et des représentants de la RDC, du Rwanda, de l’Angola, du Burundi, de l’Ouganda, ainsi que des États-Unis, du Qatar, de la France et du Togo ont également pris part aux travaux.
La réunion a aussi enregistré la participation du Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, ainsi que de représentants des Nations unies, de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), de la SADC, de la CIRGL, du Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs, de partenaires internationaux et de la société civile.
Les participants ont procédé à une évaluation approfondie des initiatives diplomatiques menées au cours des douze derniers mois pour relancer le dialogue entre les protagonistes du conflit et favoriser la désescalade à l’Est de la RDC.
La réunion a rappelé les conclusions de la rencontre tenue le 17 mai 2025 à Lomé entre le Médiateur et le Panel des Facilitateurs, saluant les efforts conjoints du Togo, de la CAE et de la SADC en faveur d’une paix durable dans la région.

Les avancées diplomatiques soutenues par les États-Unis ont été saluées, notamment la Déclaration de principes de Washington du 25 avril 2025, l’Accord de paix du 27 juin 2025, l’accord sur le Cadre d’intégration économique régionale du 7 novembre 2025, ainsi que les Accords de paix de Washington du 4 décembre 2025 entre la RDC et le Rwanda.
Les pourparlers de Doha, conduits sous l’égide de l’État du Qatar, ont également été mis en avant, avec la Déclaration de principes de Doha du 19 juillet 2025 et l’Accord-cadre de Doha signé le 15 novembre 2025, prévoyant huit protocoles thématiques.
Dans leur communiqué final, les participants ont exhorté l’ensemble des parties à respecter de bonne foi leurs engagements et à privilégier des solutions pacifiques au conflit.
La réunion a réaffirmé son plein soutien au processus de Doha et appelé à une reprise immédiate des négociations entre le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23, en vue de conclure les discussions sur les six protocoles encore en suspens.
La réunion de Lomé a insisté sur la nécessité de renforcer l’harmonisation et la coordination des différentes initiatives de paix afin d’éviter toute fragmentation des efforts de médiation.
À cet effet, une révision de l’architecture de la médiation a été actée, avec la mise en place d’un Secrétariat conjoint indépendant chargé d’apporter un appui technique au Panel des Facilitateurs, désormais confirmé comme mécanisme central d’appui politique au processus.
Les participants ont également souligné l’importance d’une harmonisation étroite avec les initiatives internationales afin d’assurer la cohérence des messages et l’alignement des soutiens extérieurs sur les priorités définies par la médiation africaine.
Le Médiateur de l’Union africaine a, pour sa part, réitéré sa disponibilité à travailler en étroite collaboration avec les États-Unis, l’État du Qatar et l’ensemble des parties prenantes pour garantir la mise en œuvre effective des accords déjà signés et poursuivre les efforts en faveur d’une paix durable à l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs.
Vanessa Habanza

