La Coordination du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) de la diaspora a vivement condamné l’interpellation de l’Honorable Aubin Minaku, vice-président national du parti et ancien président de l’Assemblée nationale, survenue dans la nuit du dimanche 18 janvier à Kinshasa.
Dans un communiqué rendu public depuis Londres, le PPRD-Diaspora qualifie cette arrestation de « brutale et arbitraire », affirmant qu’elle a été menée au domicile de l’ancien président de l’Assemblée nationale par des hommes armés, « en dehors de tout cadre judiciaire clair et transparent ».
Pour la formation politique, cet acte marque une nouvelle étape dans ce qu’elle décrit comme une escalade répressive visant l’ensemble de la direction du PPRD et, plus largement, toute opposition politique en RDC.
Le parti cite également la détention d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD et ancien candidat à la présidentielle, ainsi que les cas de Dunia Kilanga, Parole Kamizelo et Onassis Kavul, qu’il considère comme des arrestations arbitraires liées à leurs opinions politiques.

Selon le PPRD-Diaspora, ces arrestations traduisent une évolution préoccupante de la situation politique en RDC, où « l’exercice du droit à l’opposition est désormais assimilé à un délit, voire à un crime ». Le parti dénonce par ailleurs le « silence préoccupant » de certains partenaires internationaux face à ces événements.
Le PPRD-Diaspora exige la libération immédiate et sans condition d’Aubin Minaku, d’Emmanuel Ramazani Shadary, ainsi que des autres détenus politiques, et appelle à la cessation des arrestations et intimidations ciblant l’opposition. Il réclame également le respect effectif des libertés publiques, du pluralisme politique et l’ouverture d’un dialogue national inclusif.
« Nous ne céderons jamais, car trahir le Congo n’a jamais été une option », conclut le communiqué, signé par Sandra Nkulu Kyungu, coordonnatrice du PPRD-Diaspora.
Vanessa Habanza

