Les députés nationaux du parti Ensemble pour la République ont officiellement saisi le président de l’Assemblée nationale afin de réclamer l’ouverture d’une enquête parlementaire sur les événements survenus le dimanche 11 janvier 2026 dans la cité de Bukama, province du Haut-Lomami, précisément au quartier Kisanga Bioni.
Dans une correspondance adressée aux autorités de Kinshasa, le groupe parlementaire affirme agir dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles de contrôle de l’action gouvernementale.
Selon les informations contenues dans cette lettre, qualifiées de « notoriété publique », les faits reprochés sont d’une particulière gravité.
Les députés évoquent la mort d’une dizaine de personnes, des centaines d’arrestations jugées arbitraires, ainsi que de nombreux blessés graves. Ils attribuent ces événements à des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Le groupe parlementaire estime que ces faits, s’ils sont avérés, constituent de graves violations des droits humains et portent atteinte à l’État de droit.
Il demande, à ce titre, la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire indépendante chargée de faire toute la lumière sur les circonstances de ces événements, d’identifier les responsabilités et de formuler des recommandations appropriées.
Les signataires soulignent également la nécessité d’assurer la protection des populations civiles et de garantir que justice soit rendue aux victimes et à leurs familles.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités militaires ou gouvernementales n’a encore été rendue publique concernant ces accusations.
Vanessa Habanza

