L’ONG Agir pour le Patriotisme, les Droits de l’Homme et la Justice (APDHJ) dénonce des arrestations qu’elle qualifie d’illégales visant des opposants politiques, des journalistes et des activistes en République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié ce jeudi, l’organisation affirme que plusieurs personnalités, dont Emmanuel Ramazani Shadary, Dunia Kilanga, Parole Kamizelo, Nathanaël Onokomba et le journaliste John Kabamba, ont été interpellées par les services de sécurité sans notification des motifs d’arrestation, parfois en dehors des horaires légaux et dans des conditions assimilables à des enlèvements.
Selon l’APDHJ, ces personnes seraient détenues dans des lieux tenus secrets, au-delà des délais légaux, et sans accès à leurs avocats, malgré l’absence de situation de fuite.
L’organisation déplore également le silence du parquet et des services de sécurité, qu’elle considère comme une atteinte au droit à l’information et à la présomption d’innocence.
L’ONG met en cause le rôle présumé du Conseil National de la Cyberdéfense (CNC), un service de sécurité récemment créé, qui agirait en dehors de tout contrôle judiciaire, pourtant prévu par la législation congolaise.
L’APDHJ appelle le gouvernement à respecter les procédures légales et ses engagements constitutionnels et internationaux, rappelant que la crédibilité de la RDC sur la scène internationale dépend aussi du traitement réservé aux voix dissidentes.

