La situation sécuritaire reste préoccupante à Bule, en Ituri, en raison de l’activisme croissant du mouvement rebelle CRP.
Face à cette réalité, l’Union Nationale des Associations Culturelles pour le Développement de l’Ituri (UNADI) recommande au gouvernement congolais d’ouvrir un dialogue direct avec Thomas Lubanga, leader du mouvement armé.
Devant la presse, Michel Méta Wani, président de l’UNADI, a estimé que l’absence d’une réponse politique inclusive risque d’aggraver la crise.
Selon lui, laisser certains leaders opérer depuis l’extérieur favorise la manipulation de la jeunesse locale, déjà fragilisée par l’insécurité et la précarité.
« Le risque est grave, car beaucoup de jeunes sont inquiétés et exposés à des souffrances inutiles, et le contrôle de la situation pourrait devenir très compliqué », a-t-il averti.

L’organisation craint que l’influence croissante de la CRP encourage l’adhésion des jeunes au mouvement armé.
Pour prévenir une détérioration, l’UNADI plaide pour une implication visible et efficace de l’État, avec un rétablissement de la confiance entre l’armée et la population, et une présence renforcée des services de sécurité, notamment l’UQGS et le SRDC.
À travers cette position, l’UNADI réaffirme son engagement pour une solution pacifique et inclusive, estimant qu’un dialogue associé à une sécurité renforcée permettra de mettre fin aux souffrances des populations et de restaurer la stabilité à Bule.
Rachidi Kudra, depuis Bunia

