L’Alliance du fleuve Congo (AFC/M23) accuse l’armée congolaise d’avoir bombardé Minembwe et la localité de Mukoko, dans le territoire de Fizi, province du Sud-Kivu.
Cette escalade intervient malgré le cessez-le-feu bilatéral signé entre les deux parties.
« Ce lundi 12 janvier 2026, des drones du régime de Kinshasa ont mené des bombardements aveugles et criminels sur Minembwe, notamment dans la localité de Mukoko et ses environs. Ces attaques délibérées et indiscriminées ont frappé des zones densément peuplées, causant la mort de femmes et des enfants et entraînant le déplacement massif de populations civiles déjà extrêmement vulnérables », a déclaré Lawrence Kanyuka dans un communiqué publié sur son compte X.
« L’AFC/M23 condamne avec la plus grande fermeté cette agression barbare contre les populations civiles de l’Est de la RDC et alerte l’opinion nationale et internationale sur la violation flagrante et répétée du cessez-le-feu par les forces du régime de Kinshasa. De tels actes constituent une escalade dangereuse, traduisent un mépris total du droit international humanitaire », a ajouté le porte-parole politique de l’AFC/M23.
Selon une source administrative, des combats ont éclaté dimanche 11 janvier 2026 dans la localité de Mukoko entre les combattants du Twirwaneho et les FARDC alliés aux Wazalendo. Le week-end précédent, le Twirwaneho avait alerté sur le renforcement des nouvelles unités de l’armée burundaise dans les Hauts-Plateaux de Minembwe.
D’autres affrontements ont été signalés dimanche dans les territoires de Fizi et Mwenga au Sud-Kivu, ainsi que dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu.

