Des affrontements intenses ont éclaté ce lundi matin dans l’agglomération de Kibati, groupement de Luberike, dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu, à l’est de la RDC.
Selon une source locale contactée par KivuMorningPost, les FARDC, appuyées par les miliciens Wazalendo, ont lancé un assaut contre les positions de l’AFC-M23 pour tenter de les repousser.
Les détonations d’armes lourdes et légères ont provoqué la suspension du trafic entre Kashebere et Mungazi.
« Depuis tôt le matin, nous avons entendu des détonations d’armes depuis Kashebere. Les Wazalendo ont attaqué la position avancée de l’AFC-M23 sur la colline de Kibati. Les affrontements ont duré toute la matinée. Jusqu’à présent, des tirs sporadiques se font entendre, car les combattants du M23 ont repoussé l’attaque », a témoigné un habitant de Kashebere sous anonymat.
À Buhimba, dans le groupement voisin de Waloa Yungu, un calme relatif est signalé après deux jours de combats violents entre les FARDC et le M23. Les combattants du M23 se sont repliés vers Mahanga et Kasopo, en territoire voisin de Masisi.

La localité de Buhimba reste sous contrôle des forces gouvernementales, selon une source locale.
Ces affrontements ont provoqué de nouveaux déplacements de population.
Les habitants des villages voisins de Ngenge, Kaliki et Kangati se sont réfugiés dans la brousse, alors qu’ils venaient à peine de regagner leurs foyers. À Buhimba, les civils sont toujours dispersés dans la brousse ou installés à Lushali et Nyabiondo depuis près de six mois.
La situation sécuritaire demeure critique dans le territoire de Masisi et dans plusieurs groupements de Walikale, malgré les appels répétés au cessez-le-feu.
L’armée congolaise continue d’utiliser artillerie et aviation de combat pour frapper les positions du M23 le long de l’axe Muluu-Burora jusqu’à Kibati.
Le 2 janvier, un drone des FARDC a raté sa cible à Masisi centre, explosant sur des habitations et causant plus de 40 blessés civils et au moins 6 morts.
La situation humanitaire dans la région reste extrêmement préoccupante, avec des populations exposées aux combats et au manque de médicaments et d’abris.

