Le mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA alerte sur les conditions précaires des citoyens congolais au Burundi, fuyant la guerre qui se rapproche de la ville d’Uvira.
« Il n’y a ni nourriture suffisante, ni eau potable. Certaines familles dorment toujours à la belle étoile, exposées à la pluie, au froid et à l’insécurité. Les déplacés de guerre sont exposés à des maladies hydriques (diarrhée, paludisme, la sorcellerie) qui se propagent à une vitesse alarmante. La famine tue chaque jour, elle est devenue une arme de destruction massive », alerte Ali Mussa Rutamu, acteur au sein du mouvement.
Ces réfugiés viennent majoritairement de Kamanyola, Katogota, Luvungi, Uvira, Baraka et d’autres zones touchées par les affrontements entre l’armée congolaise soutenue par les milices Wazalendo, l’armée burundaise et l’armée révolutionnaire congolaise ARC de l’AFC-M23.
Le mouvement condamne le silence de la communauté internationale et du gouvernement congolais face aux souffrances des déplacés.
« Toutes ces souffrances, tous ces morts passent sous un silence national et international profondément indécent », s’indigne Ali Mussa Rutamu.
MACHOZI YA RAÏYA exige la « convocation immédiate d’une session extraordinaire du Parlement congolais » pour traiter publiquement la situation des réfugiés au Burundi et appelle les organisations humanitaires, notamment le HCR, à intervenir pour soulager cette population.

