Au moins quatre morts et plus de quinze blessés ont été enregistrés lors des bombardements menés par des drones de l’armée congolaise.
Le drame est survenu dans la journée de ce vendredi 2 janvier 2026 à Masisi-centre, chef-lieu du territoire de Masisi, au Nord-Kivu, en début d’après-midi.
D’après nos sources sur place, l’attaque a ciblé le bureau de l’organisation World Child ainsi que le petit marché du quartier Mont Ngaliema, en pleine commune de Masisi.
Les mêmes sources précisent que les victimes sont uniquement des civils qui vaquaient à leurs activités commerciales.
« Il y avait beaucoup de personnes. J’ai vu au moins quinze blessés et il y a des morts », témoigne un habitant de Masisi, sous couvert d’anonymat.

Ce bombardement meurtrier inquiète fortement la population de Masisi-centre, qui craint la poursuite de frappes par des drones de type CH-4 des FARDC dans des zones densément peuplées.
Les blessés ont été admis à l’Hôpital général de référence de Masisi.
L’AFC-M23 a rapidement réagi en accusant le gouvernement de Kinshasa de bombarder aveuglément Masisi-centre, en plein milieu de la population civile.
« Le bilan provisoire : 6 morts et plusieurs blessés », a déclaré sur son compte X Lawrence Kanyuka, porte-parole des FARDC.
Ces bombardements interviennent le lendemain de l’adresse à la nation de Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’Alliance Fleuve Congo (AFC-M23), au cours de laquelle il a accusé Kinshasa d’avoir boycotté les pourparlers entre les deux camps en vue de mettre fin à l’insécurité persistante dans l’est de la RDC.

