Dans une lettre ouverte adressée au Président de la République, La Fondation Rwasamanzi a appelé les autorités congolaises à amorcer des procédures judiciaires qui aboutiront à la condamnation du Général Sylvain Ekenge, ancien porte-parole des FARDC.
Le week-end, Le Général Ekenge avait tenu des propos jugés haineux et discriminatoires à l’encontre de la communauté Tutsi lors d’une intervention diffusée sur la RTNC.
Pour la Fondation Rwasamanzi, ces propos, stigmatisant des femmes tutsi et remettant en cause la paternité d’enfants issus des mariages mixtes, constituent une attaque directe et insupportable contre les femmes, les enfants et les familles.
« La suspension administrative du Général Ekenge, bien qu’utile, demeure insuffisante. L’État a l’obligation, en vertu du droit national et international, notamment des instruments des Nations Unies et de la Cour pénale internationale (CPI), de protéger les femmes et les enfants contre la discrimination, la haine et la violence ethnique. La Fondation Rwasamanzi appelle donc l’État à : Ouvrir immédiatement une enquête judiciaire indépendante sur les propos du Général Ekenge ; et prononcer une condamnation publique, claire et sans équivoque, de ces propos par les autorités de l’État » a déclaré, Ngalu Loshi Directrice Fondation Rwasamanzi.
La Fondation Rwasamanzi a demandé également la suspension du journaliste de la RTNC. Cette structure citoyenne estime qu’aucun média public ne peut devenir un vecteur de haine.
La Fondation Rwasamanzi plaide pour le renforcement des mesures de protection des femmes, des enfants et des familles ciblées, ainsi que les mécanismes de prévention des discours discriminatoires émanant d’agents publics.
Pour la Fondation Rwasamanzi le répète avec gravité le silence ou l’inaction rendrait l’État complice, tant sur le plan moral que juridique, a renchéri cette structure dans la lettre adressée au Chef de l’État Congolais.

