Les autorités burundaises ont de nouveau arrêté plusieurs dizaines de Congolais qui se trouvaient à Bujumbura, capitale économique burundaise.
Les arrestations ont eu lieu ce mercredi 31 décembre 2025 dans la matinée.
Selon des sources concordantes, il s’agit de personnes ayant fui les combats entre les FARDC et les combattants de l’AFC/M23.
Selon les alertes des défenseurs des droits humains, ces derniers plaident pour la protection immédiate des Congolais vivant au Burundi.
« À l’attention des autorités de la République démocratique du Congo,Je souhaite alerter avec la plus grande urgence sur la situation critique que traversent nos compatriotes congolais au Burundi.
Depuis ce matin, plusieurs d’entre eux ont été expulsés de force de leurs logements et sont actuellement détenus dans différents postes de police, malgré le fait qu’ils disposent de tous leurs documents en règle », a déclaré un membre de la société civile en RDC.
Il dénonce le silence de l’ambassadeur de la RDC au Burundi.
« Nous rappelons que son rôle ne se limite pas à la délivrance de documents ; il est avant tout chargé de protéger, défendre et garantir la sécurité et la dignité de nos citoyens au Burundi.
Cette absence d’intervention, malgré la gravité de la situation, constitue un manquement grave à ses responsabilités et reproduit des faits similaires survenus en février 2025, où des compatriotes avaient été amenés de force dans des camps de déplacés malgré leurs documents, certains étant malades, provoquant traumatismes et souffrances », a-t-il renchéri.
Ce défenseur des droits humains, qui a requis l’anonymat, plaide pour la libération immédiate de tous les Congolais détenus arbitrairement, sans condition, bien qu’en séjour régulier.
Depuis la prise de la ville d’Uvira par l’AFC/M23, plusieurs Congolais ayant trouvé refuge à Bujumbura et dans d’autres zones du Burundi ont été arrêtés et déportés de force vers des camps de déplacés.
Selon un membre de la société civile vivant au Burundi, au moins une vingtaine de déplacés ont perdu la vie en raison des mauvaises conditions de vie dans ces camps.
La société civile plaide pour l’ouverture d’un couloir humanitaire entre le Burundi et la RDC afin de permettre le retour volontaire des réfugiés.

