Le Rwanda a salué le retrait unilatéral des combattants de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, qualifiant cette décision de « geste de bonne volonté » à l’endroit des médiateurs et de « signal clair » en faveur d’une reprise des négociations.
L’annonce a été faite par le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, dans une déclaration publiée sur son compte X, à l’issue d’une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.
« Le Rwanda accueille favorablement le retrait unilatéral de l’AFC/M23 d’Uvira, en tant que geste de bonne volonté envers les médiateurs et signal fort de disponibilité à retourner à la table des négociations », a déclaré le chef de la diplomatie rwandaise.
Dans son intervention, Kigali a estimé que « les acquis diplomatiques de 2025 offrent la voie la plus crédible pour mettre fin aux cycles répétés de violence dans la région », appelant le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine à soutenir pleinement leur mise en œuvre.
Le Rwanda a par ailleurs réitéré ses préoccupations concernant ce qu’il qualifie de « violations quotidiennes du cessez-le-feu » par la coalition armée soutenue par Kinshasa, rappelant qu’« un cessez-le-feu engage de manière égale les deux parties à un conflit et ne peut être imposé à une seule ».
Kigali a également de nouveau pointé du doigt les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qu’il considère comme « la menace sécuritaire non résolue la plus importante dans la région », citant notamment l’incendie d’un village dans le territoire de Walikale, le 15 décembre 2025.
Le ministre rwandais des Affaires étrangères a enfin assuré que son pays restait « pleinement engagé » dans les efforts de médiation menés par l’Union africaine, avec l’appui des États-Unis, notamment pour la mise en œuvre des engagements pris à Washington et la neutralisation des FDLR.

