L’État-Major Général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a annoncé la suspension du Général-Major Sylvain Ekenge Bomusa Efomi de ses fonctions de porte-parole, suite à des propos jugés stigmatisants envers la communauté Tutsi diffusés sur la RTNC le 27 décembre 2025.
Dans un communiqué officiel, l’État-Major précise que ces déclarations « ne reflètent en rien la position officielle de la République, ni celle du Président de la République, ni celle du Gouvernement », et qu’elles sont « incompatibles avec les valeurs républicaines et les missions constitutionnelles des FARDC ».
Dans le communiqué, les FARDC réaffirment leur engagement à protéger l’ensemble des Congolais, sans distinction, et appellent la population à l’unité nationale et au rejet de tout discours de haine.
L’institution militaire rappelle que sa mission consiste à défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et la sécurité de toutes les Congolaises et de tous les Congolais, jusqu’au sacrifice suprême.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions accrues autour des questions identitaires et sécuritaires dans le pays.
L’AFC-M23 a dénoncé les propos du général Ekenge, estimant : « Les propos tenus s’inscrivent dans une dynamique persistante correspondant à la phase finale de préparation d’un génocide, visant nos compatriotes Tutsi en général, et les femmes et les enfants en particulier. Ce discours incendiaire expose les Tutsi congolais à un danger imminent. »
Plusieurs opposants congolais ont également condamné les déclarations du porte-parole de l’armée. Claude Lubaya a déclaré : « Ces propos appellent non seulement une condamnation publique sans ambiguïté, mais aussi des conséquences institutionnelles immédiates.
Toute absence de sanction serait interprétée comme une tolérance, voire une approbation implicite, de discours qui ont historiquement conduit le pays au pire.
Dans un État responsable, l’armée ne stigmatise pas : elle protège. »
Après un tollé, les contenus incitant à la haine contre les Tutsi sur la chaîne YouTube de la RTNC ont été supprimés.

