Le député national Willy Mishiki, président du conseil d’administration des Wazalendo, a confirmé ce vendredi que les forces de son mouvement sont déjà présentes dans la ville d’Uvira. « Je peux vous rassurer que les Wazalendo sont déjà présents dans la ville d’Uvira. Nous attendons l’arrivée des FARDC, de la PNC ainsi que de l’administration civile. Je peux vous rassurer que ces gens ont quitté la ville d’Uvira », a déclaré M. Mishiki sur Télé 50.
Ces nouvelles déclarations interviennent alors que l’Alliance Fleuve Congo (AFC-M23) avait annoncé un cessez-le-feu unilatéral et le retrait de ses forces d’Uvira, sous médiation américaine dans le cadre du processus de Doha. Malgré cet engagement, de nouveaux affrontements ont été signalés vendredi à Makobola, à 45 km d’Uvira, le M23 accusant l’armée congolaise et les Wazalendo d’attaques contre ses positions.
Le gouvernement congolais, par la voix de son porte-parole Patrick Muyaya, a qualifié le retrait du M23 de simple « diversion ». La présence des Wazalendo dans Uvira et la reprise des combats dans la région font craindre une nouvelle escalade du conflit dans une ville actuellement dépourvue de forces de l’ordre et de dispositifs sécuritaires.
Cette situation fragile survient dans un contexte où la médiation internationale tente de stabiliser l’Est du pays, alors que la population civile reste exposée aux risques d’affrontements et aux déplacements forcés.
Le 14 décembre, Willy Mishiki a annoncé que les Wazalendo reprendront Uvira dans trois semaines. Il a menacé le Rwanda, affirmant que les Wazalendo ramèneront la guerre dans ce pays, ce qui alimente les tensions diplomatiques dans la région.

