Le gouvernement congolais a franchi une nouvelle étape dans la réforme de la fonction publique. Le vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau Ebua, a annoncé la signature des actes de mise à la retraite de 2 000 agents de carrière des services publics de l’État, dans le cadre de la fluidification du processus de départ à la retraite.
Cette décision s’inscrit dans la volonté des autorités de moderniser l’administration publique, d’en améliorer l’efficacité et de garantir un renouvellement ordonné des ressources humaines au sein de l’État.
Les agents concernés proviennent de l’ensemble de la chaîne administrative de l’État. La mesure touche aussi bien les cadres supérieurs que les agents d’exécution.
La répartition officielle compte 58 secrétaires généraux, inspecteurs généraux et médecins généraux, 232 directeurs, 285 chefs de division et 106 chefs de bureau. Elle inclut également 716 agents de collaboration et 603 agents d’exécution, parmi lesquels des agents d’administration et des huissiers.
Le vice-Premier ministre a assorti cette mesure de dispositions rigoureuses visant à prévenir les abus et à garantir la transparence dans les remplacements. Il est notamment interdit de remplacer un agent avant la publication officielle de son acte de mise à la retraite, tout comme de bloquer sa rémunération et ses avantages dès ladite publication.
Les remplacements devront obéir à des critères précis : priorité à l’agent le plus ancien disposant du grade statutaire requis, ou, à défaut, à l’agent le plus compétent et le plus ancien du grade immédiatement inférieur. Toute désignation directe par l’agent retraité est formellement proscrite.
Le gouvernement a également rappelé l’interdiction absolue d’affecter une personne sans numéro matricule, conformément aux lois en vigueur, notamment la Loi n°16/013 du 15 juillet 2016, complétée par la Loi n°25/046 du 1er juillet 2025. Toute infraction à ces règles sera passible de sanctions sévères.

