Les déplacés de guerre originaires des territoires de Masisi et de Walikale, installés à Pinga, s’inquiètent de leur situation humanitaire.
Selon John Katcharanga, président des déplacés, ils n’ont reçu aucune assistance depuis leur arrivée et restent exposés aux intempéries. Ils manquent de nourriture, d’abris provisoires et d’accès aux soins, ce qui a déjà entraîné plusieurs décès.
« Les déplacés de guerre à Pinga souffrent énormément. Nous manquons de nourriture, de vêtements et de biens ménagers. Certains dorment à la belle étoile, d’autres sont hébergés chez des familles d’accueil. Les conditions sanitaires sont mauvaises faute de moyens pour les soins médicaux, ce qui a déjà causé plusieurs décès », plaide John Katcharanga.
Ces déplacés souhaitent avant tout le rétablissement de la sécurité dans leurs zones d’origine pour pouvoir regagner leurs domiciles. Ils lancent un appel aux personnes de bonne volonté pour obtenir de l’aide.
« Nous demandons à toute personne de bonne volonté de nous venir en aide, car nous avons laissé tous nos biens », a-t-il ajouté.
L’agglomération de Pinga reste marquée par l’insécurité, surtout dans les villages voisins sur les lignes de front.

