À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme, la Coordination provinciale de l’Inspection nationale des droits de l’homme (INDH) en Ituri a organisé une cérémonie à Bunia, en présence des autorités sécuritaires, d’activistes et d’acteurs civiques.
Isaac Kitwa, inspecteur des droits humains en Ituri, a rappelé que la Constitution consacre la RDC comme État de droit et a souligné la nécessité de protéger les droits fondamentaux.
Selon l’INDH, l’Ituri est confrontée à de graves violations, notamment dans le territoire de Djugu, où la population civile subit les attaques de miliciens et les conséquences des opérations militaires. Des violations imputées parfois aux FARDC, qui ne respecteraient pas toujours les normes du droit international humanitaire.

Les défenseurs des droits humains sont eux-mêmes menacés. Plus de 80 activistes ont été formés et de nombreux cas de violations documentés, les statistiques complètes devant être publiées le 31 décembre.
L’INDH appelle les forces armées à respecter le droit international humanitaire et condamne les exactions des groupes armés, y compris les incursions meurtrières de l’ADF et les affrontements entre CRP et FARDC, responsables de nombreuses victimes civiles.
Isaac Kitwa a adressé un message de soutien aux activistes dans les zones à haut risque : « Nous sommes menacés, mais nous tenons bon et continuerons à dénoncer toutes les violations. »
La journée s’est clôturée par un appel au renforcement de la protection des civils et à l’implication des autorités pour consolider les droits humains en Ituri.
Rachidi Kudra, Bunia

