Un bilan provisoire fait état de 4 morts et 6 blessés après des bombardements attribués à des positions burundaises ayant visé, mercredi 3 décembre, des quartiers densément peuplés de Kamanyola, dans la province du Sud-Kivu, a indiqué le porte-parole de l’AFC/M23 sur son compte X.
Les victimes blessées ont été identifiées par l’AFC/M23 comme suit :
« Salomon Mulikuza (55 ans), Issaka Musafiri (24 ans), Pierre Byamungu (12 ans), Véronique (3 ans), Neema (23 ans) et Anita (12 ans), provenant des quartiers Rugenge et Mulengezi », ajoute Lawrence Kanyuka.
Lawrence Kanyuka a dénoncé des attaques visant directement des populations civiles.
« Ces bombardements répétés, délibérés et irresponsables constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité », a-t-il affirmé, accusant les forces alliées au gouvernement congolais d’opérer « avec une brutalité implacable » dans la région.
Selon lui, « les forces coalisées du régime de Kinshasa, appuyées par leurs alliés, frappent indistinctement les zones habitées, plongeant la population dans une situation insoutenable ».

Aucune réaction officielle du gouvernement congolais n’avait été publiée mercredi soir.
Des sources locales signalent que plusieurs familles ont fui les zones ciblées, craignant une reprise des affrontements dans la nuit.
La situation restait tendue à Kamanyola et ses environs, tandis que le bilan pourrait évoluer dans les prochaines heures.
Cette escalade survient alors que Kinshasa et Kigali doivent entériner un accord de paix ce 4 décembre pour stabiliser l’est de la RDC. Malgré le cessez-le-feu conclu entre l’AFC-M23 et le gouvernement congolais le 15 novembre lors de la signature de l’accord-cadre à Doha, les affrontements se poursuivent au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, les deux parties s’accusant mutuellement de violer la trêve.

