À deux jours de la signature annoncée d’un accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, prévue le 4 décembre à Washington, les tensions militaires reprennent de l’ampleur dans l’est du pays. L’AFC-M23 affirme que les Forces armées de la RDC (FARDC) et leurs alliés ont lancé, mardi 2 décembre, de nouvelles attaques contre des zones fortement peuplées au Sud-Kivu.
Dans un communiqué diffusé par son porte-parole, Lawrence Kanyuka, le mouvement rebelle dénonce des « assauts généralisés » menés « dès les premières heures de la matinée ». Selon lui, les opérations militaires se seraient intensifiées le long de plusieurs axes stratégiques :
Katogota – Luvungi
Kaziba – Haut Plateau
Tchivanga – Hombo
Kasika – Mwenga
« La situation est catastrophique et se détériore de minute en minute », écrit Kanyuka, accusant Kinshasa de cibler des zones densément habitées malgré le contexte diplomatique.

La veille au soir, des sources proches du gouvernement congolais rapportaient au contraire que l’AFC-M23 renforçait discrètement ses positions dans la région de Kamanyola, avec, selon elles, l’acheminement de plusieurs camions en provenance de Bugarama, au Rwanda, en vue d’éventuelles offensives contre Uvira.
Le président du M23, Bertrand Bisimwa, a affirmé que les forces du mouvement « se défendent » face aux attaques des FARDC et de leurs alliés, tout en évoquant des combats simultanés sur plusieurs lignes de front au Sud-Kivu.
Ces accusations croisées interviennent dans un moment particulièrement sensible, alors que Washington s’apprête à accueillir la signature d’un accord censé ouvrir une nouvelle phase de désescalade entre Kinshasa et Kigali.

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