La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), coordination du territoire de Mambasa, tire la sonnette d’alarme après avoir effectué, vendredi 28 novembre, une mission de monitoring sur l’axe routier Mambasa–Makeke, long de 120 kilomètres, jusqu’à la limite du territoire de Beni sur la RN44.
Selon cette structure citoyenne, la Direction générale des recettes de la province de l’Ituri (DGRPI) aurait installé 24 nouvelles barrières sur ce tronçon routier, sous prétexte d’un recouvrement forcé des impôts auprès des usagers. Des postes que la NSCC qualifie d’illégaux, car ne figurant ni dans l’arrêté officiel fixant les postes de contrôle autorisés, ni dans aucune base juridique reconnue par la province.
« Des agents y opèrent sans aucune affectation officielle. Ce système installe un véritable État de jungle dans un contexte déjà fragilisé par l’état de siège », déplore Me Jospin Paluku Mbowa, coordonnateur territorial de la NSCC/Mambasa.

Pour la NSCC, ces barrières supplémentaires ne font qu’aggraver la souffrance des citoyens déjà confrontés à la cherté du transport, à l’insécurité persistante et aux contraintes économiques dans cette partie de l’Ituri.
L’organisation estime que les perceptions opérées sur ces postes ne relèvent ni de la loi ni des textes provinciaux et constitueraient ainsi un enrichissement illicite de ceux qui les perçoivent.
La NSCC recommande au chef de ressort de la DGRPI dans le territoire de Mambasa de procéder sans délai à la suppression de toutes ces barrières irrégulières et de se conformer strictement aux postes officiellement reconnus par les textes provinciaux.
« Nous ne pouvons pas accepter ce mode de recouvrement qui viole la libre circulation des personnes et de leurs biens », insiste Me Paluku Mbowa, appelant les autorités provinciales à restaurer l’ordre et à mettre fin à ces pratiques qui nuisent à une mobilisation saine des recettes.
Tous nos efforts pour concocter la version du responsable de la DGRPI sont restés vains.
Rachidi Kudra, depuis Iga-Barrière

