Sous forte pression de Washington, les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame sont attendus le 4 décembre à Washington pour signer un accord de paix visant à mettre fin aux hostilités de l’AFC/M23 dans l’Est de la RDC, rapporte Africa Intelligence. Ce sommet, présenté comme un ultime recours, intervient malgré des tensions diplomatiques exacerbées et le maintien des positions rebelles sur plusieurs territoires stratégiques.
L’opposant congolais Martin Fayulu a immédiatement réagi, appelant à la transparence : « Les Congolais ont le droit de connaître le contenu réel du projet d’accord. Ne signez aucun texte qui porterait atteinte à la souveraineté de la RDC », a-t-il averti sur les réseaux sociaux.
Sur le terrain, les combats persistent. L’AFC/M23 poursuit ses avancées territoriales, tandis que l’armée congolaise bombarde les positions rebelles, malgré les cessez-le-feu successifs, souvent violés par les deux parties.

Dans ce contexte, la réouverture de l’aéroport de Goma reste bloquée par le M23. « Il n’y a aucune urgence humanitaire. Les zones libérées connaissent une surproduction de denrées alimentaires », a justifié Lawrence Kanyuka lors d’une conférence de presse, illustrant les désaccords persistants entre Kinshasa et le mouvement rebelle.
Le sommet de Washington représente un pari risqué pour Tshisekedi, qui doit concilier pressions internationales, exigences de la souveraineté nationale et réalité militaire sur le terrain, où la paix reste fragile et incertaine.
Pendant ce temps, le président rwandais Paul Kagame a accusé jeudi 27 novembre les autorités congolaises de fuir leurs responsabilités dans la gestion de la crise à l’Est de la RDC. Il a estimé que les sanctions contre le Rwanda ne résolvaient pas les problèmes internes du pays et a appelé les dirigeants africains à cesser de chercher des responsables extérieurs.
Kigali rejette les accusations de soutien à l’AFC/M23.

