Le président de l’Assemblée nationale congolaise, Aimé Boji Sangara, a, lors du comité exécutif du Forum parlementaire de la SADC, demandé à ses homologues de faire pression sur Kigali pour retirer ses troupes de la RDC.
« Malgré le cessez-le-feu librement consenti par les deux parties, les forces de défense rwandaises et le M23 n’ont pas cessé de mener des attaques contre les axes connus comme étant des routes vers des sites miniers stratégiques. C’est le lien que nous dénonçons entre les forces rwandaises et l’exploitation de nos minerais à l’est de la RDC », a-t-il déclaré.
Il ajoute : « Une recommandation dans le sens d’encourager le parlement de la SADC à déployer ses efforts diplomatiques pour mettre la pression sur le Rwanda afin qu’il respecte ses engagements issus du processus que je viens de décrire, mais aussi les résolutions 27.73 des Nations unies et du Conseil de sécurité qui avaient demandé au Rwanda de se retirer sans condition des territoires congolais. »
Cette prise de position intervient alors que la SADC avait déjà condamné les attaques du groupe M23 survenues pendant le cessez-le-feu, accusant le Rwanda de les soutenir.
De son côté, le gouvernement rwandais rejette officiellement toute collaboration avec les troupes du M23, qualifiant ces accusations de « non fondées » et affirmant qu’aucune preuve ne démontre la présence de ses forces sur le sol congolais.
La tension entre Kinshasa et Kigali reste vive, dans un contexte où les efforts diplomatiques peinent à ramener la stabilité dans l’est de la RDC, notamment dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, toujours confrontées à l’avancée des troupes du M23.
Estelle Watanga

