La société civile du territoire de Mwenga, dans la province du Sud-Kivu, a dénoncé dans un communiqué les pillages systématiques enregistrés mardi 25 novembre 2025.
La coordination accuse certains éléments des FARDC et des Wazalendo d’être les auteurs de rapts de biens de la population après les attaques des rebelles de l’AFC-M23.
« Le Bureau de coordination territoriale de la société civile force vive Mwenga alerte qu’en violation du cessez-le-feu signé dans les accords entre l’AFC/M23 et la RDC, et aussi entre le Rwanda et la RDC, l’AFC/M23 a attaqué depuis le jeudi 19/11 les positions des FARDC dans les groupements de Mulanga, Chiyeshero et Kitwabaluzi du BaT Burinyi, et Butongo dans la chefferie de Lwindi », a déclaré la société civile dans un communiqué.
Les FARDC et les Wazalendo auraient résisté à ces attaques jour et nuit, du jeudi passé au lundi 24/11/25.

« Ces affrontements ont causé d’énormes dégâts : des déplacements massifs de populations des groupements Mulanga, Chiyeshero et Kitwabaluzi vers Haut-Burinyi, toujours dans la chefferie de Burinyi. La population du groupement Ihanga s’est déplacée vers Kashombo, Kamikile et Mwenga-centre. Ceux de Kasika, Kiyonvu et Kalambi se sont déplacés vers Mwenga-centre », a déclaré Lungele Itebo Samuel By, président de la société civile.
« Certains fuyards FARDC et Wazalendo pillent aujourd’hui mardi à Kasika et Mwenga-centre. Toute la journée a été paralysée : pas d’écoles, boutiques fermées, ni circulation des transports en commun. Les habitants du chef-lieu de la chefferie de Lwindi, Kasika-Chidasa, et du chef-lieu du territoire de Mwenga ont passé la journée sous les coups de feu des pilleurs », a ajouté la société civile.
Contactée à ce sujet, l’armée congolaise n’a pas souhaité commenter.
Depuis jeudi dernier, le trafic Bukavu–Mwenga est bloqué de Tubimbi à Kadika suite aux affrontements entre les deux parties en conflit.
La société civile demande aux parties prenantes de respecter le cessez-le-feu.

