Lors d’une interview à l’issue des travaux communautaires dits salongo, le maire de Goma, Julien Katembo Ndalieni, a dénoncé, le 15 novembre, l’évasion de la contribution citoyenne destinée à l’assainissement de la ville. Selon lui, des individus non habilités se livreraient au recouvrement de cette contribution auprès de la population.
Le maire a rappelé que seuls les agents mandatés peuvent procéder à ce recouvrement.
« Les vrais agents doivent être porteurs d’un ordre de mission, d’un badge et d’un gilet portant l’enseigne de la société concernée », a-t-il insisté. Il a exhorté les habitants à alerter la police en cas de présence de faux recouvreurs afin de mettre fin aux agissements de ces « inciviques ».
Selon l’autorité urbaine, les contributions citoyennes constituent la principale source de financement des sociétés chargées de l’assainissement dans les deux communes de Goma, permettant le fonctionnement normal des opérations de nettoyage.

Julien Katembo a également constaté un faible engagement de la population dans les travaux communautaires au cours des deux dernières semaines. « Dans plusieurs quartiers, nous avons retrouvé des tas de déchets ce samedi. C’est un constat amer », a-t-il déploré, appelant les habitants à s’approprier à nouveau le salongo pour préserver la propreté et l’image de Goma.
Pour faire face à l’accumulation des immondices sur les artères de la ville, le maire a annoncé l’arrivée de huit nouveaux camions bennes, déjà opérationnels depuis samedi. « Dès ce lundi 17 novembre, les monticules d’ordures auront disparu de Goma », a-t-il assuré. Le manque de véhicules adaptés était l’une des principales causes de l’entassement de déchets le long des routes, contribuant à la dégradation du cadre urbain.
Julien Katembo Ndalieni a rappelé les enjeux sanitaires liés au maintien de la propreté autour des ménages. L’évacuation régulière des déchets, a-t-il souligné, contribue à protéger les familles et le voisinage contre les maladies liées au manque d’hygiène.
Vanessa Habanza

