L’opposant Martin Fayulu a vivement réagi à la suspension annoncée de douze partis politiques regroupés autour de l’ex-président Joseph Kabila, lors d’une interview accordée à DW News mardi.
« Moi, je suis pour la liberté d’expression. Je suis pour un État de droit. Ça ne revient pas au ministre de l’Intérieur de faire ce qu’il a fait. Je crois qu’il n’a pas raison », a déclaré M. Fayulu, estimant que les mesures prises contre ces formations politiques sont contraires aux règles constitutionnelles.
Fayulu a également évoqué l’article 63 de la Constitution pour rappeler le devoir patriotique des Congolais, tout en soulignant que cela « ne revient pas à prendre des mesures anticonstitutionnelles ».

« Il a cité les articles de la Constitution qui ne sont pas applicables dans ce qu’il a fait, et je crois qu’il faut laisser les gens agir librement. La vérité triomphera », a-t-il ajouté.
Interrogé sur une éventuelle candidature à la présidentielle de 2028, Martin Fayulu a renvoyé la question au peuple :
« Ça, il faut poser la question au peuple congolais. Jusqu’à présent, le peuple congolais m’appelle le président élu, le commandant du peuple, le soldat du peuple, et le peuple continue à me faire confiance — je ne peux pas décevoir ce peuple-là. »
Les observateurs politiques appellent, pour leur part, au respect scrupuleux des procédures légales afin d’éviter une escalade de la tension politique.

