Ce vendredi 7 novembre 2025 marque le quatrième jour de la grève sèche déclenchée par les infirmiers au sein des structures de santé publique d’Uvira.
Le président de l’Union des infirmiers de la ville et du territoire d’Uvira a affirmé que le mouvement se poursuivra « jusqu’à ce que le gouvernement honore nos revendications et paie nos salaires ».
NDAKUNDI Rashidi Jostan précise que leur mouvement n’a pas pour objectif d’assurer un travail minimum, contrairement à ce que certaines personnes croient :

« Nous réclamons notre droit. Certains d’entre nous n’ont pas été payés depuis 12 mois, et certains jusqu’à 19 mois. Comment peut-on nous envoyer dans les structures sans toucher un centime ? Avant de reprendre le travail, nous demandons que le gouvernement nous paie. Concernant les malades, il y a des médecins qui peuvent assurer le service. Eux touchent 1.500.000 FC par mois, mais nous, que gagnons-nous ? Un agent peut travailler 12 ou 19 mois sans salaire, puis être renvoyé au service ! Nous demandons que l’État congolais pense aussi aux infirmiers. Rien que ça. Pas de service minimum, c’est une grève sèche. »
Pour rappel, le lundi 3 novembre 2025, les professionnels de santé d’Uvira avaient organisé une marche pacifique pour réclamer au gouvernement le paiement de leurs arriérés de salaire et de la prime de risque.

