Le député national Crispin Mbindule confirme sa candidature à la présidence de l’Assemblée nationale, en dépit de la position officielle de l’Union sacrée qui a retenu Aimé Boji comme unique candidat de la majorité.
« Je suis encore candidat, parce qu’on va constater lorsque les candidatures seront déposées à l’Assemblée nationale. Nous avons suivi la déclaration de l’Union sacrée. C’est l’Union sacrée qui a choisi un candidat. Mais dans ce cas précis, celui qui a la majorité des députés, c’est l’UDPS. C’est donc normalement l’UDPS qui devrait présenter des candidats », a-t-il déclaré.
Selon lui, sa démarche s’inscrit dans le respect du processus interne du parti présidentiel :
« En déposant ma candidature, j’ai commencé par l’UDPS. J’ai présenté ma candidature à l’UDPS. Jusqu’à présent, l’UDPS ne m’a pas encore appelé pour dire : “Non, voilà, nous avons choisi X ou Y.” »

Écartant les critères communautaires, le député de Butembo met également en garde contre toute instrumentalisation régionale :
« Je ne suis pas d’accord lorsqu’on dit que le président de l’Assemblée nationale doit provenir de l’Est parce que les Swahiliphones le réclament. Moi-même, je suis Swahiliphone, mais nulle part je n’ai vu la population de l’Est réclamer cela. Nous devons éviter le piège du M23. »
Pour rappel, le secrétaire permanent de l’Union sacrée, André Mbata, a confirmé que la plateforme majoritaire n’a retenu qu’une seule candidature, celle du ministre du Budget Aimé Boji, pour briguer la présidence de la Chambre basse.

