Dans le but de lutter contre la montée de la criminalité urbaine dans le Grand Nord du Nord-Kivu, le gouvernement provincial, à travers le vice-gouverneur, le commissaire divisionnaire Louis Segond Karawa, a lancé ce mardi 28 octobre 2025 une réunion stratégique du comité local de sécurité élargi à la ville et au territoire de Beni.
Ces travaux de trois jours se penchent également sur l’identification des causes, des auteurs, des acteurs, et sur les actions à mener. À la fin de l’activité, une feuille de route sera élaborée pour définir ce qui doit être fait, par qui, où et quand.
« Le gouverneur militaire, le général-major Somo Kakule Evariste, reste engagé à sécuriser la population », a déclaré le vice-gouverneur dans son mot d’ouverture.
Dans les exposés, l’un des facilitateurs a insisté sur la contribution de tous à la recherche de la paix : « La sécurité, c’est l’affaire de tous. Nous, la population, devons donner de la matière aux autorités en charge de la sécurité pour leur faciliter la tâche », a-t-il déclaré.

Cette rencontre regroupe les acteurs étatiques, ceux de la société civile du Grand Nord du Nord-Kivu, ainsi que des représentants des déplacés de guerre, dont certains venus des zones occupées par les rebelles de l’AFC-M23.
La ville de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, fait actuellement face à une recrudescence de la criminalité urbaine. Ces cinq derniers mois, de nombreux cas d’assassinats, d’enlèvements, de braquages et de cambriolages ont été signalés, les auteurs opérant principalement la nuit.
Sur place, certaines autorités évoquent une conséquence directe de la chute de Goma et de Bukavu entre les mains du M23. Une situation similaire touche Beni, où les institutions provinciales ont été transférées depuis janvier 2025, entraînant un déplacement massif de la population.

